Ce que le Psychologue spécialiste de la Gestion Mentale peut vous apporter

Opérationnalisation d’outils cognitifs au service de la remédiation du haut potentiel intellectuel, pour un fonctionnement cognitif autonome

Jacqueline Champredonde
Psychologue Sociale et du Travail, Toulouse

Face aux difficultés scolaires présentées par l’enfant/adolescent à haut potentiel intellectuel, il convient -écartant délibérément, dans un premier temps au moins, la voie de la « compensation »- de l’accompagner, dans un processus de réappropriation de son potentiel de traitement de l’information. Pour ce faire, je me fonde sur les apports conjugués des études de la psychologie sociale, de la psychologie du travail et des travaux d’Antoine De La Garanderie. Mon travail explore le continuum interactif, allant des « représentations mentales » (« images mentales », -du concret à l’abstrait-) aux « représentations sociales », tant explicites qu’implicites. Ma pratique approfondie en Gestion Mentale est indissociable de ce travail et s’inscrit à part entière dans cette approche de terrain. Les hauts potentiels en difficulté connaissent un désarroi particulièrement aigu du fait qu’ils se ressentent « en possibilité de », puisqu’ils sont conscients d’accéder à la compréhension de nombreux sujets perçus comme inaccessibles par beaucoup de leurs pairs, mais, devant certaines situations, tout se passe comme s’ils étaient entravés au moment d’opérationnaliser ce potentiel, notamment -mais pas seulement- dans la confrontation aux apprentissages scolaires formalisés. Dans ses travaux, Antoine De La Garanderie a montré que, face aux opérations mentales à effectuer pour traiter l’information saisie en activité perceptive, il appartient à chacun de mobiliser ses propres stratégies mentales pour atteindre la performance préalablement identifiée ou définie explicitement dans un projet, lui-même « traduit » par chacun dans le codage cognitif adéquat. Le SENS, dont l’absence blesse si fortement le haut potentiel, sera alors au rendez-vous. En informant le haut potentiel sur le « mode d’emploi » de son intelligence (I), en l’entrainant à la maîtrise de son maniement à travers l’exploration de chaque paramètre spécifique défini au cours du « bilan de son fonctionnement cognitif » (II), je l’accompagne dans la restauration de sa propre image de soi et, la confiance en soi retrouvée, il sait désormais que ce n’est plus « chance » ou « malchance » qui mènent ses entreprises mais qu’il peut compter sur lui, s’adonner au « plaisir de connaître », mobilisant tous ses sens au service de la connaissance. Il est alors à même de construire son identité à travers ses différents statuts qu’il peut désormais vivre, par l’autonomie de son fonctionnement, dans l’unité de son centre de référence.

Résultats Évaluations des CP- Octobre 2018: interview du Ministre de l’Education, Monsieur J-M BLANQUER

« « En français, certains enseignants estiment que ces évaluations ne focalisent pas assez sur la compréhension… Ce n’est pas exact. A l’entrée en CP, c’est évidemment la compréhension orale qui est sollicitée, aussi bien pour des mots isolés que pour des petites phrases. Il faut comprendre l’équation bien démontrée par les sciences cognitives : … Continuer la lecture de « Résultats Évaluations des CP- Octobre 2018: interview du Ministre de l’Education, Monsieur J-M BLANQUER »

« « En français, certains enseignants estiment que ces évaluations ne focalisent pas assez sur la compréhension…
Ce n’est pas exact. A l’entrée en CP, c’est évidemment la compréhension orale qui est sollicitée, aussi bien pour des mots isolés que pour des petites phrases. Il faut comprendre l’équation bien démontrée par les sciences cognitives :
compréhension écrite = décodage x compréhension orale.
C’est pour cela que la fluidité de lecture, testée en début de CE1, est aussi un facteur de compréhension. » »

Je serais reconnaissante ã Mr Blanquer de bien vouloir exposer pour nous l’OPERATIONALISATION de « cette équation bien démontrée par les sciences cognitives :
compréhension écrite = décodage x compréhension orale. »
……
« Ô Sciences cognitives, ……. »

Commentaires:
=> Il serait superflu de rappeler ici que lire en saisissant un à un les mots d’une phrase ne donne pas le sens de cette phrase…
=> Fut- elle lue, cette phrase, « de façon fluide » c’est- à – dire dans un décodage aisé…
==> Ce qui va donner sens à cette phrase, c’est
* le DÉROULÉ DES MOTS [- compris-],
* DANS LEUR ENCHAÎNEMENT

Savoir lire suppose alors:
+ Savoir lire les mots
++ Connaître/Découvrir le sens des mots
+++ Considérer les « mots – sens » dans leur enchaînement, dans leur deroulé.

Si la lecture laisse chaque mot de la phrase dans un état isolé, le sens ne peut être donné puisque ce n’est plus une phrase qui est lue mais une collection ( pas une suite!) de mots indépendants les uns des autres.
État qui ne peut produire du sens (= « mouvement vers »)

===> Question subsidiaire
:??? Compréhension écrite/ versus Compréhension orale =????